POUVOIRS
Je ne photographie pas la politique.
J'essaye de suivre des hommes et des femmes qui courent vers des destinations étranges. Des villes sans noms où nous ne restons que quelques heures. Ils viennent là pour prononcer un discours, serrer quelques mains, embrasser quelques joues.
Lorsque le cirque s'interrompt, je capte le relâchement.
Il faut faire vite, profiter de cet instant qui a échappé à la surveillance des communicants.
© Sébastien Calvet